Qui Sommes Nous

NOTRE HISTOIRE

Claude Balesi – Président de la Fondation J’ai cinquante neuf ans et je suis originaire d’un petit village au sud de l’île de la Corse située en méditerranée. J’ai grandi au sein d’une famille prônant des valeurs indispensables pour se construire en tant qu’humain, à commencer par le respect sur la personne et l’honnêteté dans le travail. Cela m’a permis de traverser les courants de ma vie avec harmonie et de façon sociable. J’ai connu le sens et les valeurs du travail dès mon plus jeune âge à l’exemple de mes parents qui tenaient à assurer un certain confort et bien-être à leurs trois enfants. De souches modestes, ils se sont lancés sans argent à vouloir créer leur propre entreprise de transport et ensuite d’automobile. Ils ont fait preuve de volonté, force et courage, pour atteindre une élévation sociale aisée et leur honnêteté reconnue a récoltée le respect de notre famille dans notre entourage. Conditionné par une éducation de partage, j’ai suivi les pas de mon frère aîné de six ans pour, dès quatorze ans, commencer à participer à la formation et l’agrandissement de notre outil de vie commun. Une telle implication familiale a forgée définitivement mon caractère sur une certaine valeur de l’argent, mais aussi sur la continuité et l’initiation de ces mêmes valeurs à mes propres enfants. Fort de cette expérience, j’ai pour avis que l’exemple est la meilleure façon d’enseigner et de récolter. Marié et père de deux enfants, j’ai pu traverser ma vie de façon somme toute paisible malgré les conséquences d’un travail harassant et empreint de nombreuses obligations.

Le neuf mars deux mille cinq, mon fils Jean-Philippe, mon amour, a été rappelé à Dieu. Comme beaucoup de parents, ma vie dans ses moindres projets dépendait de mes deux enfants et se réalisait entièrement tournée vers eux. Aussi, et même avec l’amour de ma fille Sylvanie, ma souffrance restait insupportable dans le lieu et l’environnement de mon ancien bonheur. De plus, mais de façon providentielle, cet arrêt brutal a également rendu ma femme à s’abandonner définitivement à Dieu dans une vie mystique.

En janvier deux mille six, au cours d’un voyage en Amérique du sud, j’ai pu ressentir un petit apaisement au sein de ma douleur. Ma décision de partir vivre loin était le remède évident pour ne pas sombrer en prenant ce que l’on appelle un ‘tournant de vie’. La recherche d’une opportunité pour me lancer ailleurs et dans un nouveau projet m’a conduit de l’Argentine au Pérou, et c’est à Cusco, dans la mission du Padre Giovanni, que j’ai pris conscience de mon désir profond d’aider des enfants. Ma rencontre avec des personnes admirables m’a encouragé à réfléchir sur mes propres moyens et mes propres besoins. J’adore les enfants et c’est le cœur battant plein de mon fils que ma voie semblait se tracer inévitablement mais vers un autre lieu.

En parcourant ma route avec mon objectif au cœur, la vie n’a cessée de s’ouvrir devant moi. C’est en Bolivie qu’un heureux déclic m’a propulsé non seulement pour commencer une activité mais aussi pour essayer de m’implanter. J’ai donc décidé de créer un réceptif de tourisme pour faire découvrir ces magnifiques pays que je découvrais moi-même petit à petit et dont je ne me lassais pas. Au bout de deux ans et grâce à de nombreuses rencontres amicales inattendues, le choix de m’installer à Santiago du Chili a été le plus prometteur. Mon établissement dans cette nouvelle situation professionnelle à été sans difficulté et mon adaptation parfaite.

Malgré cela, je cherche toujours l’essentiel de vérité à ma venue jusqu’ici : La mission que m’a confiée mon fils Jean-Philippe comme sa participation angélique pour soulager des enfants défavorisés. A petite échelle, je m’investis déjà, que ce soit en France, en Argentine ou au Chili, mais mon véritable objectif n’est pas de m’éparpiller mais de développer une fondation stable et efficace où je pourrai consacrer toute mon énergie pour le bien des enfants.

Après deux ans et demi de démarche administrative, en novembre 2010 le décret validant la fondation est paru au journal officiel et c’est en décembre au cours d’un voyage au sud de l’Equateur en visitant un centre créé par cinq femmes (GAMMA) qu’est venue l’idée de travailler sur les émotions des enfants à travers des ateliers.

En mars 2011 avec l’aide d’une psychologue d’une sociologue et d’une artiste multimédia, la fondation Jean Phi a démarré dans les quartiers défavorisés de la banlieue Santiagaise, tout d’abord au centre communautaire Los Angels à Macul avec 35 enfants, puis au comité de voisinage Las Dunas à Los Espero avec 25 enfants, le mois dernier nous avons démarré un troisième atelier au centre les Copihues à la Florida avec 12 enfants. (Santiago, 9 Mars 2012)

Nilda Saldamando Díaz – Poete Experimentale Multimedia/Gestionnaire Culturelle Travailler pour les droits culturels et civiques des enfants. Pourquoi ? Pour qu’ils grandissent avec les mêmes droits légitimes que le reste de la communauté, qu’ils soient de meilleurs citoyens, qu’ils enrichissent leur vie personnelle, et par voie de conséquence la vie de la communauté, depuis leur quartier à l’échelle du pays. Voilà le fondement de mon travail de réalisatrice d’atelier, c’est ce qui s’exprime dans l’idée force de la Fondation — créer des bases civiques dès l’enfance — et c’est ce qui sous-tend l’élaboration d’un atelier ouvert sans préjugés, c’est-à-dire sans anticiper ce que peuvent réaliser ou pas les enfants en fonction de leur âge ou de leur origine sociale. Nous voulons leur permettre d’exprimer les capacités, les limitations et les défis propres à leur identité personnelle citoyenne en formation grâce des expériences diverses, présentées en 5 modules destinés à générer les processus créatifs indispensables aux apprentissages intellectuels, émotionnels, corporels, spatiaux, imaginatifs: tous langages nécessaires à la réussite d’une éducation. Les arts comme élément porteur de la culture pédagogique.

Sirhem Gallardo – Creatrice Gestionnaire de projets Fondation Jean Phi/Artiste Atelier dirigé par la psychologue/artiste Sirhem Gallardo, qui possède une longue expérience de travail avec des enfants en situation de risque social. L’atelier d’arts intégrés propose un format dynamique, s’adaptant aux besoins du milieu et du groupe de travail, ludique et multiforme. Comme son nom l’indique, son objectif consiste à connaître chaque enfant et à l’aider à développer l’intérêt qu’il/elle manifeste à mesure qu’il/elle découvre le projet. C’est un travail de groupe orienté vers la création des outils personnels nécessaires aux apprentissages comme la découverte de soi, l’expression corporelle, l’expression émotionnelle, l’intervention d’espaces publics, l’exploration et l’improvisation individuelle et collective. Ce travail se fonde sur des disciplines variées : les arts de la scène (cirque, musique, carnaval, théâtre et danse), les arts plastiques (peinture, sculpture, masques, orfèvrerie, construction à base de recyclage, dessin), et les arts littéraires (conte, scénario, poésie).

MISSION:

Donner des outils d’exploration, de créativité artistiques, pour redonner un sens émotionnel et social aux enfants qui subissent la violence domestique, l’exclusion et la pauvreté.

VISION:

Contribuer à la création d’une société sans violence à travers la construction de la citoyenneté et de la pratique démocratique depuis la prime enfance.

NOTRE PRIORITÉ:

Enfants de 4 à 11 ans négligés dans leurs besoins matériel, affectif, la santé, l’éducation, les enfants des femmes en situation de vulnérabilité: la maltraitance des enfants ou la violence domestique témoins dans leurs maisons ou des enfants des migrants.

VALEURS:

  • Amour
  • Créativité
  • Réflexion Critique
  • Bien Commun
  • Respect
  • Auto-Estime

INTERVENANTS

Les organisations de base (comité de quartier, les centres sociaux, les organisations de femmes, immigrés) Les institutions publiques (SERNAM SENAME) Gouvernement local: Municipal Établissements privés: fondations et ONG – Universités – groupes d’artistes Bénéficiaires: les enfants et adolescents Monde entrepreneurial, national et étranger Moyens de communication Les bailleurs de fonds

NOTRE TRAVAIL

Nous créons des espaces de contention, de légitimité et de sécurité pour la communauté infantile en travaillant sur leur potentiel de curiosité, leur désir d’apprendre et de savoir, leur droit à la décision – considérant que cela constitue la base de l’apprentissage pour assumer les certitudes et les erreurs de leurs actions. Nous encourageons le respect de leurs droits individuels dans la pratique de leur réalité quotidienne.